La Presse en Parle


Le monde selon Régine Chardon

Les huiles sur toile de Régine Chardon sont l’aboutissement d’une passion qu’elle a découvert très jeune, tout d’abord en dessinant au crayon puis à la gouache et au pastel. Pour cette artiste, l’essentiel est de laisser venir les formes et d’avoir une certaine technique avant d’entreprendre autre chose. Avec le temps, sa démarche s’est faite résolument abstraite et il est possible pour chacun de reconnaître des formes, de retrouver un lien avec le réel.

Pour elle, l’acte de peindre est une aventure et la certitude d’une rencontre: « L’invitation au voyage », « Palpitations », « Le pont des rêves », des œuvres ou la préoccupation de l’atiste n’est pas l’exactitude des objets, mais d’arriver à faire chanter les couleurs et de tisser un monde de paix et d’amour à travers: « La Fusion », « Intimité », ou encore « Mémoires ».

Ainsi sa peinture est remplie de mouvements, de formes généreuses et est pleine de sensibilité. Un pur désir d’une couleur, d’un contraste, une pure énergie se transforme en espace pictural qui laisse venir au jour des formes, des tensions, un équilibre, une architecture. C’est à la rencontre de cette apparition qu’elle va quand elle peint. Comme une musicienne qui cherche des harmonies entre les sons, Régine Chardon, cherche des harmonies entre les formes et couleurs ; elle en connaît les plus subtiles arabesques.

Roger Bresson, Le Dauphiné Libéré

De Mexico à Tullins… en peinture

Régine Chardon exposera au salon « Féminin pluriel »

Sa passion pour la peinture a débuté sous des cieux bien lointains: c’est en effet au Mexique que Régine Chardon a fréquenté (« il y a dix ans » précise-t-elle) l’école artistique de Lolo de la Barra de Solorzano. Elle y appris la délicate technique du pastel et travaillé les valeurs picturales de base.?

Mais vous n’aurez pas besoin de prendre l’avion pour Mexico afin de découvrir ses œuvres actuelles puisqu’elle sera parmi les nouvelles artistes invitées au prochain salon « Féminin pluriel » organisé à Tullins du 2 au 14 mai.

A son retour en France, cap sur l’école des Beaux-Arts de Grenoble où elle affine sa technique auprès de Sylvie Lair (crayons, modèles vivants) puis dans l’atelier de Claude Blanc-Brude d’où ont émergé déjà tant de talents. Elle y perfectionnera son style et ses sujets: natures mortes, modèles vivants et huile abstraites.

Voici alors le temps des premières expositions, d’abord collectives pour soutenir le regard du public: « il faut bien se frotter aux autres artistes, s’enrichir à leur contact » dira-t-elle. On citera dans ce long périple, des étapes régionales importantes, les Amis des arts de Voiron (avec le prix de la ville en 1999), le Moulin du Temple, le foyer des Nalettes à Seyssins, le Printemps des Artistes ou le Musée Mainssieux.

Depuis trois ans, tout en continuant d’affectionner la chaleur des expositions collectives, elle s’est vu invitée à titre individuel pour accrocher ses tableaux aux cimaises de Moirans (espace Miro) ou de Voreppe (Villa des Arts).

Aujourd’hui, Régine Chardon avoue que sa tendance évolue plutôt vers l’abstraction. De grandes envolées mariant subtilement les couleurs. Et après le salon « Féminin Pluriel » elle aura de l’ouvrage. « Parmi mes projets figure une exposition personnelle au casino d’Uriage » nous confie-t-elle. Raison de plus pour venir admirer en avant-première quelques-unes de ses dernières créations.

Tullins Fures, Bernard Giroud, 6 avril 2000

Un monde de paix et de lumière

Régine Chardon exposera prochainement ces oeuvres à Moirans.

Dans le cadre du jumelage, Régine Chardon faisait partie de la délégation voironnaise qui a participé aux rencontres tripartites à Sibenik (Croatie) avec les villes du Kreis de Herford et de la ville invitée de Bassano Del Grappa (Italie).

Native de Dinard (Ille-et-Vilaine) elle réside avec son mari et ses enfants depuis une vingtaine d’année dans la région voironnaise. Pour suivre son conjoint, elle a vécu pendant plusieurs années à Mexico. De retour en France, elle fréquente les Beaux-Arts de Granoble avec Claude Blanc-Brude. Ses oeuvres d’une certaine facture sont basées sur les nus, les natures mortes et l’abstrait.

L’empreinte des ses mains tisse à travers ses toiles un monde de paix et de lumière. Pendant son séjour à Sibnik, Régine Chardon a laissé libre cours à son imagination en reproduisant sur sa toile ce qu’elle avait vu à son arrivée dans ce beau pays: la mer d’un bleu azur, tourmentée par l’écume blanche de ses petites vagues et deux barques sont présentes voguant vers les iles de Kornati.

Cette oeuvre magnifique peinte entièrement au couteau à été offerte au maitre de Sibnik afin qu’il place ce témoignage d’amitié entre les deux pays dans la mairie de cette ville jumelée avec Voiron.

Le Dauphiné Libéré, 11 aout 1998